histoire de la pierre - carrière - glanum - chateau - tarascon - versaille - le printemps

image titre histoire de la pierre

La pierre est indissociable des paysages du Midi, elle est présente partout.

Il en est ainsi depuis toujours et depuis toujours l’homme de la France méditerranéenne est attaché à la pierre.

La place qu’elle tenait dans le cœur des habitants d’autrefois est restée aussi importante dans celui des habitants d’aujourd’hui.

Toujours il a existé des carriers qui l’ont extraite et des artisans qui l’ont façonné.

Les temps anciens...


Glanum Saint Rémy de Provence

Les traces manquent pour attester d’une exploitation régulière des carrières avant l’occupation romaine, mais il est probable que localement des gisements ont été exploités par l’homme depuis fort longtemps.

C’est avec les romains que l’industrie de l’extraction prend véritablement son essor.

Ces nouveaux habitants sont en effet très gros consommateurs de pierre : il en usent à profusion pour édifier leurs bâtiments et leurs monuments ainsi que pour construire leurs routes (les viae).

On retrouve ainsi la pierre caractéristique de nos carrières actuelles dans les témoins architecturaux que l’Histoire nous a légué pierre du Pont du Gard, pierre des carrières de Glanum dans les maisons d’Arles, pierre de Rognes dans celles d’Aix,...).

Le Moyen-Âge


La période d’invasions qui succède à l’ère de prospérité gallo-romaine entraîne une stagnation de l’industrie extractive : les villes se perchent sur les collines et se fortifient, les carrières des plaines ne sont plus fréquentées qu’épisodiquement.

On réutilise souvent des blocs d’anciens édifices ou de tombeaux pour élever de nouvelles constructions.

Néanmoins les carrières de Glanum et de Cassis poursuivent leur activité avec de nouveaux débouchés (les villae et les sarcophages).

Ce sont alors les nobles et l’Eglise qui contrôlent l’ensemble du circuit, les carrières et leurs débouchés.

Chateau de Tarascon

L’âge classique (XVIe, XVIIe & XVIIIe siècles)


Chateau de Versaille

Avec l’apparition de la civilisation urbaine, la renaissance des modèles antiques et l’influence de l’architecture italienne, un considérable regain d’activité marque l’histoire des carrières.

La pierre devient un symbole de statut social, visible aux yeux de tous dans les façades des demeures nobiliaires qui rivalisent de magnificience, dans les bastides également qui se construisent dans les campagnes.

La pierre du Sud s’exporte de plus en plus loin, en particulier les marbres provençaux, languedociens et pyrénéens dont le roi fait usage sans compter pour la décoration de ses châteaux et palais (Versailles).

En 1712, on recense officiellement huit gisements de marbre dont les plus réputés sont ceux du Tholonet (“la brèche d’Alep”), de la Sainte-Baume, de Trets, de Saint-Maximin et de Grasse (dont le marbre est exporté jusqu’en Russie !).

Le “Grand Siècle” voit par ailleurs la naissance d’un Etat de plus en plus omniprésent et centralisateur : les carrières du Sud deviennent propriété royale et le resteront jusqu’à la révolution de 1789.

La révolution industrielle (XIXe siècle)


Le progrès technologique et l’émergence du capitalisme libéral assurent à la pierre une époque de grande prospérité.

Avec le fer, ce sont deux matériaux nobles et durables qui marquent le renouveaux urbain, le visage de la ville “moderne”.

Le chemin de fer premet une diffusion systématique de la pierre du Sud sur l’ensemble du territoire pour approvisionner les chantiers.

Son exploitation entre dans un processus de production industrielle, tandis que sur les sites d’extraction le nombre de travailleurs augmente.

Les carrières du Sud ont même à présent leurs représentants qui sillonnent la France à la recherche de nouveaux marchés.

Le Printemps Paris